Vous avez deux devis photovoltaïques sous les yeux, avec une puissance annoncée entre 3 et 9 kWc.
L'un affiche « RGE QualiPV ». L'autre joint un certificat. Les deux mentions semblent proches, mais elles peuvent couvrir des parties différentes du chantier.
Le point décisif n'est pas le logo posé sur la première page.
Il faut lire le module QualiPV, sa validité et l'identité de l'entreprise qui signe.
Cette vérification permet de savoir quelle qualification soutient la partie électrique.
Elle indique aussi si le devis mérite une comparaison sur la prime à l'autoconsommation et le tarif d'achat.
QualiPV est une qualification Qualit'EnR pour la pose de systèmes photovoltaïques.
Elle se décline en modules qui ne renvoient pas au même périmètre.
Le module QualiPV indique la partie couverte
QualiPV Bat, aussi nommé QualiPV Bâtiment, concerne l'intégration au bâti et la surimposition.
Qualit'EnR le présente explicitement comme non RGE.
Une ligne « QualiPV » sans précision ne suffit donc pas à conclure que la qualification électrique attendue figure dans le dossier.
QualiPV 36 concerne la partie électrique pour une puissance allant jusqu'à 36 kVA.
Qualit'EnR la présente comme reconnue pour les tarifs d'achat et la prime à l'autoconsommation.
Qualit'EnR rattache cette reconnaissance à l'arrêté tarifaire du 6 octobre 2021.
QualiPV 500 couvre la partie électrique jusqu'à 500 kVA.
La même reconnaissance pour les tarifs d'achat et la prime à l'autoconsommation lui est associée.
Ces deux modules couvrent la vente totale ou partielle, ainsi que l'autoconsommation totale ou partielle.
Le chiffre du module ne suffit pas à lire toute l'offre.
Il sert à identifier la partie électrique, tandis que Bat renvoie à la mise en œuvre sur le bâtiment.
Si une seule entreprise réalise l'intégration au bâti ou la surimposition et la partie électrique, elle doit posséder les deux qualifications correspondantes.
La qualification QualiPV ne doit pas être traitée comme une mention générale obligatoire pour poser des panneaux.
Dans un devis, la question utile est plus précise : le module affiché correspond-il au travail prévu et à la reconnaissance recherchée pour le projet ?
La page installation de panneaux solaires replace cette lecture dans l'ensemble du projet.
Elle ne remplace pas la vérification du module inscrit sur le certificat.
Le certificat doit correspondre à l'entreprise du devis
Un certificat joint à une offre apporte une pièce à examiner.
Le logo ne clôt pas le contrôle.
Le nom juridique doit être identique à celui de l'entreprise qui signe le devis.
Le SIRET est le repère qui permet de rattacher la qualification à la bonne structure.
L'annuaire Qualit'EnR permet une recherche par type d'installation ou localisation.
La vérification peut se faire par SIRET, nom ou identifiant.
Faites cette recherche avec les informations du devis, plutôt qu'avec le seul nom commercial aperçu sur un site.
L'annuaire public France Rénov' fournit une autre recherche de professionnels RGE.
L'outil Service Public permet également de rechercher un professionnel RGE.
Ces deux vérifications ne dispensent pas de lire le module et les dates du certificat.
Quand le certificat est séparé du devis, l'ambiguïté se concentre sur quelques lignes.
Elles permettent de rapprocher la pièce administrative de l'offre commerciale :
- le nom juridique complet de l'entreprise qui signe le devis ;
- le SIRET ou l'identifiant affiché sur le certificat ;
- le module exact, QualiPV 36, QualiPV 500 ou QualiPV Bat ;
- les dates de validité du certificat au moment de la comparaison ;
- la correspondance entre le module électrique et la partie électrique prévue ;
- la présence des deux qualifications si la même entreprise réalise le bâtiment et l'électricité.
Une date valide ne corrige pas un mauvais rattachement.
Si le certificat porte une autre dénomination juridique ou un autre SIRET, il ne permet pas d'attribuer automatiquement la qualification à l'entreprise qui facture.
Demandez alors une pièce rattachée à cette entreprise avant de retenir son offre.
La reconnaissance électrique change la comparaison des deux offres
Pour un propriétaire qui compare deux devis, la distinction entre Bat et 36 ou 500 arrive avant le total.
Un devis qui mentionne seulement Bat décrit une compétence liée au bâtiment, non une reconnaissance RGE.
Il ne livre donc pas la même information qu'un devis qui présente le module électrique correspondant.
Un devis n'est pas plus lisible parce qu'il affiche « RGE QualiPV » en gros caractères.
Le module, le certificat, les dates et le SIRET doivent rester concordants.
Si la toiture et le raccordement sont réalisés par la même entreprise, les deux qualifications doivent apparaître dans le contrôle.
La page sur les preuves à demander à un installateur photovoltaïque complète ce contrôle sur les autres pièces du dossier, sans remplacer la lecture QualiPV.
La page vérifier les aides solaires aide à distinguer une condition de qualification d'une promesse commerciale.
Pour approfondir la prime à l'autoconsommation et le tarif d'achat, l'article sur la prime autoconsommation photovoltaïque et EDF OA garde ce sujet séparé de l'examen du certificat.
Le blog documente les aides et la prime, séparément de ce contrôle QualiPV.
Avec un module électrique reconnu, un certificat encore valide et une entreprise identifiée par le même SIRET, les deux montants parlent enfin du même engagement.
Vous pouvez préparer votre projet solaire une fois le module, les dates et le SIRET alignés.
Journaliste conso énergie
Sophie traite les angles budget, rentabilité, contrats et vigilance conso. Son objectif : aider à comparer plusieurs devis avant de signer.