Vous avez deux devis photovoltaïques sous les yeux, pour une maison individuelle et une puissance annoncée entre 3 et 9 kWc. L'un joint un plan électrique ; l'autre se contente d'écrire « démarches Consuel incluses ».
Le schéma unifilaire photovoltaïque montre le circuit prévu par le devis. On y lit les modules, l'onduleur ou les micros, les protections, le tableau et le point de livraison.
Avant de comparer les totaux TTC, la pièce jointe, le tableau visité et le type de dossier SC 144 doivent coller. Un dossier annoncé sans rattachement à l'installation ne se compare pas.
Le schéma unifilaire relie le devis au tableau réel
Un schéma unifilaire représente le circuit de façon simplifiée, avec une ligne par fonction. Y figurent la partie photovoltaïque, l'onduleur ou les micro-onduleurs, les protections DC et AC, le tableau de consommation et le point de livraison.
Vous n'avez pas à dessiner ce plan. Il sert à vérifier que le document joint parle de l'installation chiffrée. Un devis qui prévoit un onduleur et un schéma qui montre des micro-onduleurs ne décrivent pas le même équipement.
La même lecture vaut pour le tableau. Si le schéma renvoie à une organisation différente de celle observée lors de la visite, la comparaison porte sur deux périmètres électriques différents. Le devis du tableau électrique replace cette pièce dans le périmètre de l'offre.
La mention « dossier Consuel inclus » laisse plusieurs lignes sans les nommer. Sur le schéma et les documents annoncés, contrôlez :
- les modules photovoltaïques, l'onduleur ou les micro-onduleurs et les protections DC et AC correspondant au devis ;
- le tableau de consommation et le point de livraison, avec un raccordement compatible avec le tableau réellement visité ;
- le type de dossier SC 144 annoncé, selon la présence de micro-onduleurs ou d'un stockage ;
- les pièces associées : certificat de découplage de l'onduleur, schéma électrique et notes de calcul le cas échéant.
Le coffret DC photovoltaïque apparaît souvent sur le même devis. Il ne remplace pas la lecture de l'ensemble du circuit. Ici, la question reste la concordance entre les éléments du devis et la pièce électrique jointe.
Le visa Consuel s'appuie sur le SC 144
CONSUEL vise l'attestation de conformité avant la mise en service d'une installation électrique terminée. Pour une production photovoltaïque sans stockage, le dossier relève de l'attestation bleue Cerfa 1552301. Avec stockage, l'attestation est violette, Cerfa 1552401.
La demande de visa s'accompagne obligatoirement du dossier technique SC 144. Le schéma unifilaire joint au devis doit donc rester cohérent avec la version annoncée dans ce dossier, plutôt qu'avec une phrase commerciale.
Les versions varient selon la présence ou non de micro-onduleurs, la présence ou non d'une batterie et le cas de raccordement. Les cas 1 à 3 distinguent notamment la position de la protection par rapport à l'installation ou au tableau de consommation, ou l'absence de protection complémentaire en amont des circuits de consommation.
Le cas 4 couvre les autres raccordements. Il impose le SC 144E, un schéma détaillé du raccordement et la partie 2 du dossier. Si un devis présente ce cas sans les éléments correspondants, son intitulé « Consuel inclus » ne suffit pas à rendre les offres comparables.
Depuis le 29/06/2026, les anciennes versions SC144A-4, SC144B-4, SC144C-4, SC144C2-1 et SC144D-4 sont refusées. Une référence obsolète sur un document joint doit donc être éclaircie avant de retenir le total du devis. Les versions et documents sont présentés dans les dossiers techniques SC 144 de CONSUEL.
Le rôle de l'attestation Consuel photovoltaïque et la mise en service après l'attestation restent des démarches distinctes. Ils ne remplacent pas le contrôle de cohérence du schéma fourni avec votre offre.
Deux devis ne se comparent qu'après cette concordance
Le devis le plus lisible n'est pas forcément celui qui emploie le plus de vocabulaire administratif. C'est celui dont le schéma permet de rattacher l'équipement proposé au tableau réel, au point de livraison et au dossier technique annoncé.
Une différence entre onduleur centralisé et micro-onduleurs change la lecture du schéma. Une batterie change aussi le type d'attestation. Ces écarts doivent apparaître dans les pièces, même si les deux offres annoncent une puissance comprise entre 3 et 9 kWc.
Côté résidentiel, les documents utiles comprennent le schéma électrique, le certificat de conformité de découplage de l'onduleur, les documents techniques et les notes de calcul lorsqu'elles s'appliquent. Le certificat de découplage est donc une pièce à rapprocher de l'onduleur inscrit sur le devis, pas un intitulé à accepter isolément.
Les visites CONSUEL sont proches de 20 % chez les professionnels et de 100 % chez les non-professionnels en électricité. Un schéma incomplet n'ouvre pas le visa. Un dossier lisible, rattaché à la configuration prévue, reste comparable.
Si un professionnel ne joint pas le schéma ou ne précise pas le cas SC 144, vous ne disposez pas encore du même niveau d'information que pour l'autre offre. Demandez la pièce correspondante avant de comparer les TTC, sans dessiner vous-même le document.
Les panneaux solaires se chiffrent ensuite sur le même chantier. Les autres articles du blog traitent l'attestation et le tableau à part. Lorsque le schéma, le tableau, l'onduleur et le dossier SC 144 concordent, les deux totaux TTC parlent de la même pose. Préparer mon projet solaire.
Rédactrice énergie solaire
Claire suit les sujets autoconsommation, aides et choix de devis pour les particuliers qui veulent installer des panneaux photovoltaïques sans se faire embarquer trop vite par un argument commercial.